Un an après son installation par le Parquet général, la ligne directe réservée pour dénoncer les actes de corruption au Maroc est, semble-t-il, un échec. Son bilan est mitigé, au terme d’une année de fonctionnement. La ligne a été abondamment utilisée pour d’autres réclamations et pour des futilités.

 

L’usage qui est fait de la ligne directe n’est pas exclusivement consacré aux actes de corruption, relève le Rapport du Parquet général sur la Politique pénale et le fonctionnement du Parquet, selon le journal Libération. Ce même Rapport souligne que ces appels de dénonciation des cas de corruption en flagrant délit représentent uniquement 0,32% contre 9%, pour les appels dénonçant des crimes de corruption et, 1%, pour ceux concernant les crimes de corruption financière.

Les autres plaintes et réclamations ont pris le pas sur ces cas de corruption en flagrant délit. Ainsi, les plaintes et les réclamations en lien avec la justice représentent 28%, alors que les réclamations relatives aux secteurs gouvernementaux et aux établissements publics constituent 12% du total des cas. La plus grande part est attribuée à des futilités, avec 50% des cas.

Pour ce qui est des 63 cas de corruption en flagrant délit, il faut noter qu’ils varient de 200 à 300.000 DH. La région la plus représentée est Marrakech-Safi, avec 15 cas, et Beni Mellal-Khénifra ferme la marche avec deux cas. Les agents et les auxiliaires d’autorité sont les plus concernés avec 18 cas. Le transport, avec trois cas, et, les deux cas, au niveau des employés, sont en bas de peloton.

Sur ces 63 cas de corruption en flagrant délit, 1 cas est en cours de recherches préliminaires, 5 cas, en cours d’enquête et, 6 cas, en jugement. 30 autres ont été jugés en Première instance, 13, en appel et, 8 ont été innocentés. Les peines prononcées vont d’un mois de prison ferme à une année, avec amende.

 

bladi