Le récent démantèlement, au Maroc, d'une cellule terroriste, s'appuyant sur des membres du Polisario, est une nouvelle preuve du danger que les séparatistes représentent pour la région, selon le professeur Charles Saint-Prot.

Le directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques à Paris, Charles Saint-Prot, a estimé que «le récent démantèlement, au Maroc, d'une cellule terroriste, se réclamant du groupe Daech et s'appuyant sur des membres du Polisario, est une nouvelle preuve du danger que le mouvement séparatiste représente pour la région».

Et de poursuivre, «si le Polisario a toujours été un facteur de déstabilisation et d'insécurité pour affaiblir le Maroc, dans le cadre de la Guerre froide, il reste une marionnette du régime algérien qui poursuit des objectifs dangereux pour la paix et la sécurité au Maghreb et dans la zone sahélo-saharienne».

Dans une déclaration à la MAP, ce géopoliticien, spécialiste de la région, affirme que l'on retrouve ainsi des membres du Polisario dans des activités mafieuses ou terroristes en Libye, au Mali, dans certaines régions algériennes et en Mauritanie. Il a ainsi rappelé un rapport récent, sur le terrorisme dans le monde, réalisé par une agence japonaise de renseignement placée sous la tutelle du ministère nippon de la Justice, qui a révélé les connexions entre le Polisario et les groupes terroristes, notamment Aqmi, Al Mourabitoune, de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar et d'autres groupes locaux dans la zone du Sahel, notamment au Mali.

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