M'Barek Hidili et Mustapha Ouaraghi, deux conseillers du RNI nouvellement élus à Guelmim, viennent de battre un triste record: ils ont été les premiers élus à faire défection au profit d'un autre parti, celui l'USFP, en moins de 48 heures. 

"Ils ont trahi Mme Bouaida en rejoignant le camp Usfpiste de la ville dans l'objectif de faciliter au président sortant du Conseil régional, Abdelouahed Belfkih, de se maintenir à son poste", a déclaré une source au RNI.

Le président du parti de la Colombe, Salaheddine Mezouar, a annoncé lundi que des mesures disciplinaires seraient prises à l'encontre des deux hommes.

La rumeur à Guelmim circulait ce dimanche sur "la disparition des radars des deux conseillers". La dernière fois qu' ils ont été vus, c'était samedi au domicile de Belfkih, tranquillement assis, selon la même source.

M'Barka Bouaida a animé une campagne électorale convaincante à Guelmim, mais Abdelouahed Belfkih s'est battu pour barrer la route à la ministre déléguée aux Affaires étrangères pour diriger la région.

Depuis dimanche, une manifestation de protestation réclamant le "départ de Belfkih" se déroule devant la wilaya. Le cas de Guelmim semble ne pas être isolé. Une vague de tractations pour le basculement de candidats élus vers un autre camp politique serait en cours dans de nombreuses villes et régions où se tiendront prochainement l'élection des Conseils municipaux et régionaux.

Près de Rabat, à Harhoura, une alliance contre-nature entre l'Istiqlal et le RNI serait en cours de négociation pour permettre à un président sortant de se maintenir à la tête de cette commune dont la gestion depuis des décennies n'a pas été à la hauteur des aspirations des habitants.

Mohamed Chakir Alaoui