Après s’être engagée à renouveler «l’arsenal» du Polisario, devenu obsolète du fait du manque d’entretien, Alger se rétracte in extremis et invoque des difficultés budgétaires. Le front séparatiste est sur les dents.

 

«Alger a annulé un important marché d’armes avec les Russes pour renouveler les chars du Polisario et le doter d’armes légères», apprend le360 auprès de sources fiables. La nouvelle est tombée comme un couperet sur le front séparatiste au moment où il organisait son «show» dans la localité d’Agouinit, située au-delà du mur de défense marocain, dans une zone démilitarisée en vertu de l’accord de cessez-le-feu du 6 novembre 1991.

Le contrat prévu avec les Russes ne précisait évidemment pas qu’un lot de matériel militaire serait affecté au Polisario. Ce n’est d’ailleurs pas la raison de l’annulation de ce contrat, Alger l’ayant attribué à «un problème de budget», dévoilent nos sources.

Ce prétexte invoqué par Alger, quoique vraisemblable vu la crise financière inédite qui frappe le voisin de l’est, n’aurait pas «convaincu» le front Polisario. Toujours selon nos sources, des «faucons» au sein de la direction du Polisario ont estimé que le désistement algérien était dû à de prétendues «pressions» du président français, Emmanuel Macron, accusé d’être intervenu auprès du président Bouteflika pour faire annuler ce contrat destiné à renouveler «l’arsenal» du Polisario.

Pour rappel, Alger avait livré le 4 mars 2017 à Bir Lahlou, un important matériel militaire au front Polisario. La livraison de ce matériel, notamment des véhicules blindés de fabrication russe, dont le VTB-82A, muni de canons de 30 millimètres et disposant de mitrailleuses de calibre 7,62 mm, était intervenu en plein crise de Guerguerat.

 

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