Le chef du Polisario a rencontré, mercredi à Quito, en marge de l’investiture du président équatorien Lenin Moreno, le ministre du Likud, Ayoub Kara. Une rencontre discrète qui contredit le discours anti-israélien et la profession de foi «pro-palestinienne» du front séparatiste.

On savait le chef du Polisario Brahim Ghali en déplacement en Equateur, où il s'est rendu avec un passeport et l'argent du contribuable algériens. Objectif annoncé de cette visite via les sites de propagande algéro-séparatiste: assister à l'investitutre du nouveau président de la république de l'Equateur, Lenin Moreno. Pas étonnant quand on sait que cette république d'Amérique du sud, frontalière du Pérou et de la Colombie, continue de reconnaître l'entité "RASD". Pas plus tard que le 1er octobre 2016, comme l'a rapporté le360, le ministre équatorien des Affaires étrangères, William Long, devait même se rendre à Tindouf, avant de renoncer à ce voyage pour se contenter d'une rencontre à Alger avec l'ex-ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

Mais ce qui est étonnant, c'est qu'en marge de l'investiture du nouveau président équatorien, Lenin Moreno, le chef du Polisario rencontre "discrètement" un ministre du Likoud, en l'occurence Ayoub Kara. Brahim Ghali ne savait peut-être pas qu'il allait être pris en flagrant délit de "tchatche" avec le ministre israélien, comme en atteste ce cliché de leur rencontre diffusé par le très sérieux quotidien israélien "The Times of Israël".

Le quotidien israélien rapporte même la teneur d'un tweet du ministre du Likoud où il affirme avoir été "surpris" de l'accueil chaleureux" qui lui a été réservé à Quito, à l'issue de cette rencontre qu'il a eue en catimini avec le chef du Polisario. La photo prise de Brahim Ghali avec le ministre israélien démontre que cette rencontre s'est déroulée dans une ambiance décontractée, prouvant ainsi que le chef du Polisario n'était nullement dans la gêne. Loin s'en faut, Brahim Ghali, à l'instar de son prédécesseur, Mohamed Abdelaziz, profitaient de la moindre occasion pour quémander une photo auprès d'un dirigeant étranger.

Seulement voilà, il se trouve que le dirigeant rencontré mercredi est un ministre israélien. Un représentant d'un Etat israélien que le front Polisario, tout comme le régime algérien, ont toujours vilipendé publiquement, affirmant se mettre du côté du peuple palestinien colonisé et opprimé.

Le front Polisario a aussi poussé l'outrecuidance jusqu'à trouver des similitudes entre le "peuple sahraoui" et le "peuple palestinien", allant jusqu'à reproduire sur le fanion de la "RASD" les mêmes couleurs que celles du drapeau palestinien! La diabolisation d'Israël est un leitmotiv de la propagande du Polisario et de son tuteur algérien.

Pourquoi alors rencontrer et serrer la main à un ministre israélien dès lors que celui-ci représente, comme le claironne la machine de propagande séparatiste, une "entité sioniste", un "Etat colonisateur et oppresseur", en l'occurence "l'Etat d'Israël", au détriment du peuple palestinien martyrisé, et tout et tout?

Cette rencontre dévoilée par "The Times of Israël" a tout au moins le mérite de nous édifier sur l'hypocrisie du front Polisario, appuyé par son mentor algérien aussi, envers la population séquestrée dans les camps de Lahmada-Tindouf. Les discours enflammés des dirigeants polisariens contre Israël sont pour l’opinion publique des camps. Pendant ce temps-là, Brahim Ghali & Co tendent la main à toute puissance, supposée ne pas contrarier l’exploitation d’une «cause» dont ils tirent un profit bien personnel.

le360