En visite en Tunisie depuis le 28 mars, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit "alarmé" par la montée en puissance de l’organisation Etat islamique en Libye, appelant les citoyens libyens à l’unité pour y faire face. Mais le SG de l'ONU a aussi été interrogé sur sa querelle avec Rabat. 

Résultat: "Ban Ki-moon à Tunis renvoie aux déclarations de son porte-parole hier et ne veut plus s'exprimer, de peur que chaque mot soit 'disséqué'", a indiqué dans un tweet Guillaume Klein, directeur du bureau AFP en Tunisie et ancien directeur du bureau marocain de la même agence de presse.

Lundi 28 mars, le SG de l'ONU avait déploré par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric "les malentendus et les conséquences que cette expression personnelle a provoqués", concernant ses propos sur le Sahara, indiquant vouloir apaiser cette querelle avec Rabat. 

Mais plus qu'un simple ''malentendu'', les propos du SG de l'ONU ne sont ''ni justifiables ni effaçables'', a rétorqué ce mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la coopération. 

Il faut dire que les deux parties entretiennent des relations tendues depuis près d'un mois. Du 1er et 7 mars, Ban Ki-moon avait visité Tindouf avant de se rendre à Alger où il avait rencontré le président algérien. L'objectif de cette tournée? "Faire reprendre les pourparlers entre le Maroc et le Polisario" sur la question du Sahara, selon l'ONU.

Or, durant cette visite, le secrétaire général de l'ONU avait qualifié le Sahara de "territoire occupé", ce qui "déroge de façon drastique avec la terminologie traditionnellement utilisée par les Nations unies s'agissant du Sahara marocain", selon Rabat, qui avait dénoncé dans la foulée "l'usage d'une telle terminologie" qui est "sans fondement politique ou juridique et constitue une insulte pour le gouvernement et le peuple marocains."

Yawatani.com et huffspot.