La ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l'étranger, Mme Nouzha Chekrouni a appelé à l'adoption d'une nouvelle politique migratoire commune entre les deux rives de la Méditerranée qui 'tiendrait compte des facteurs économiques et sociaux Photo illustrant l'Article Mme Chekrouni qui s'exprimait lors du forum international de la revue tunisienne "Réalités", dont les travaux se sont ouverts jeudi à Hammamate (Tunisie) sous le thème "La migration dans l'espace euro-maghrébin", a souligné que "tous les diagnostics s'accordent aujourd'hui sur les causes profondes de l'accroissement des tendances migratoires qui sévissent dans la région et qui sont dues à l'élargissement des écarts de développement entre les deux rives de la Méditerranée".

"Les politiques coercitives et restrictives basées uniquement sur les préoccupations sécuritaires n'ont en effet pas abouti aux résultats escomptés", a noté la ministre dans son intervention intitulée "L'émigration: facteur de développement et de croissance économique partagée en Méditerranée".

Elle a, à ce propos, souligné que le Maroc, "carrefour entre l'Europe et l'Afrique, n'est plus un pays émetteur d'immigration ou de transit, mais il attire désormais des migrants subsahariens qui s'y installent".

Mme Chekrouni, qui a évoqué les recommandations de la Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement (Rabat - juillet 2006), a estimé que la coopération sud-sud "constitue une composante essentielle de l'espace méditerranéen", ajoutant que le Maghreb arabe "peut jouer le rôle de locomotive" pour l'Afrique et un "levier" de son développement.

Source : MAP