Photo illustrant l'Article
L'idée de bâtir une "Union Méditerranéenne", réaffirmée par Nicolas Sarkozy dans sa première déclaration après son élection, le 6 mai dernier, à la présidence de la république française, n'est pas nouvelle, puisqu'il l'avait évoquée, pour la première fois, lors d'un voyage en 2005 au Maroc, écrit l'hebdomadaire +Jeune Afrique+ dans sa dernière livraison.

"En mars 2005, alors ministre de l'Intérieur, Sarkozy avait lors d'une visite au Maroc, sévèrement critiqué le processus dit de Barcelone (...) , vanté les vertus du partenariat privilégié et déploré que l'Union européenne ait tourné le dos au bassin méditerranéen pour ne s'intéresser qu'à l'Europe orientale", rappelle la publication.

Et de souligner que SM le Roi Mohammed VI a été le seul chef d'Etat en Afrique du Nord à mentionner le projet méditerranéen dans le message de félicitations que le Souverain avait adressé à Nicolas Sarkozy à l'occasion de son élection à la magistrature suprême de son pays, et dans lequel il l'avait informé de Son intention d'accompagner ce processus.

Pour +Jeune Afrique+, le plus ardent défenseur de cette "Mare Nostrum" d'un nouveau genre, n'est autre que l'universitaire Henri Guaino, ancien commissaire au Plan, qui a "su trouver les mots pour convaincre Nicolas Sarkozy de la nécessité de réhabiliter cet espace et d'en faire l'atout principal du +bloc latin+ de l'Europe.

Le nouveau projet méditerranéen a été accueilli favorablement par le président du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero ainsi que par le président du Conseil italien Romano Prodi qui s'est "enthousiasmé pour ce pari de la Méditerranée", note le magazine.

Dans son discours du 6 mai, après sa victoire électorale, Nicolas Sarkozy avait appelé tous les peuples de la Méditerranée à s'inspirer de l'exemple de ce qui a été réalisé en Europe, il y a 50 ans. "L'union Méditerranéenne a vocation à travailler étroitement avec l'UE et à mettre en place, avec elle, un jour des institutions communes", avait-il souligné.

Source : MAP