Il est à l’affiche du film marocain «Redemption Day» de Hicham Hajji, dont le tournage s’est achevé au Maroc avec des acteurs de renom tels que Andy Garcia, et Ernie Hudson. Gary Dourdan, connu pour son rôle dans la série américaine, «Les Experts–NCIS» à livré au 360, une entrevue exclusive.

 

Vous avez tourné dans le film marocain de Hicham Hajji «Redemption Day», comment avez-vous vécu ce moment ?

J’ai été très heureux de vivre cette expérience au Maroc, car je suis très attaché à ce pays où je me suis déplacé onze fois. Le pays est une porte d'entrée en Europe. Beaucoup d’Américains ne connaissent pas le Maroc, ni l’Afrique. Je souhaite faire connaître ce beau continent et ses richesses à mes compatriotes. J’ai visité plusieurs villes: Fès, Marrakech, Casablanca, Rabat, Ouarzazate. La gastronomie est excellente, et les gens sont très accueillants. J’ai découvert des régions où les berbères m’ont ouvert leurs portes avec beaucoup de générosité. Le Maroc est l'un des pays les plus accueillants que j'ai visité en Afrique. 

Comment avez-vous été contacté pour ce film?
Mes agents à New York et Los Angeles m’ont appelé pour me parler de ce projet. Ils m’ont envoyé le script, que j’ai trouvé original. Dans «Redemption Day», le film de Hicham Hajji, il y a beaucoup d’espoir et une belle morale. J’ai apprécié travailler avec un réalisateur marocain, car il y a mis un peu de sa culture et ses valeurs. C’est très important de voir des personnes issues d’univers éclectiques et d’origines différentes cohabiter dans le même film, pour un message fort de tolérance et de vivre ensemble. Il y a eu une très bonne ambiance lors du tournage, je connaissais Ernie Hudson avec qui j’ai joué dans une série à Los Angeles: «Family Business». Les autres acteurs étaient également formidables, nous avons fumé des cigares avec Andy Garcia et parlé «Cinéma».

Quels sont les liens que vous avez avec l’Afrique?

J’ai visité la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et l’Egypte. Mon attachement au continent est devenu plus important à travers ma mission au sein d’organismes et associations qui œuvrent pour les enfants Africains. A ce titre, j’ai approché Dominique Ouattara, la première dame en Côte d’Ivoire pour collaborer à un projet d’hôpital dédié aux enfants. Après quatre ans de construction, l’établissement a vu le jour en début d’année. J’ai également travaillé avec une association «Heart Funds» du «Global Gift Foundation» présidé par Maria Bravo et Eva Longoria et soutenu par un parrain engagé, le docteur David Luu, éminent cardiologue, diplômé de l’université d’UCLA à Los Angeles. Il m’a intégré à ce programme il y a 7 ans et nous avons voyagé dans plusieurs pays en Afrique, ainsi qu’en Inde, où lui et son équipe ont opéré 14 enfants atteints de problèmes cardiaques pendant 7 jours. Etant musicien, j’ai également participé à des festivals de musique au Mali pour réunir de l’argent en faveur d’associations caritatives.

Que pensez-vous du Cinéma en Afrique, et plus globalement de l’industrie cinématographique?

Aujourd’hui en Afrique, le secteur du divertissement, le domaine des nouvelles technologies et le monde des affaires sont en train de prendre de l’ampleur. L’industrie cinématographique a de belles opportunités, et l’Afrique va bientôt devenir le futur «Mexico» en terme de production cinématographique. Ridley Scott a tourné 11 films au Maroc, Homeland est en train de tourner sa dernière saison actuellement sur le territoire marocain.  

Comment vous définissez vous Gary Dourdan: acteur, peintre, musicien...? 

Je n’ai pas envie de me limiter. Je joue, je peins, je fais de la poterie aussi. Aux Etats-Unis, nous sommes formés pour pratiquer des arts multiples. Jamie Foxx est un magnifique musicien, et il est également acteur. Queen Latifah est une merveilleuse actrice, et elle joue notamment du Jazz. L’art aux Etats-Unis a plusieurs facettes. Je travaille actuellement sur mon futur film à New York, ainsi que sur mon futur album, et prépare le «Global Gift Gala», avec une quarantaine d’associations caritatives à Cannes.

Pensez-vous un jour, passer derrière la caméra?

Oui absolument! C’est un rêve que j’ai depuis de nombreuses années et qui est en train de prendre forme. Nous avons écrit un scénario avec mon frère et nous allons tourner ici en Afrique dès l’année prochaine. Nous avons choisi un réalisateur franco-algérien talentueux avec qui nous allons faire le tour de l’Afrique, et filmer dans plusieurs villes africaines du nord au sud.

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