Il fallait s’y attendre.

Le constat dressé par le Conseil supérieur de l’Education, de la formation et de la recherche scientifique sur les compétences des étudiants du tronc commun est sans appel. Les lacunes identifiées par l’instance touchent aussi bien l’école publique que privée. Elles montrent en tout cas que le système est encore loin des objectifs fixés par la Charte de l’éducation, comme l’a souligné le président du Conseil, Omar Azziman, lors de la présentation d’une étude réalisée dans ce sens. 

Les compétences linguistiques font toujours défaut. Sur ce point, l’étude indique que les étudiants de la branche «lettres et sciences humaines» n’ont pas acquis les compétences linguistiques minimales prescrites par le curriculum en arabe et en français. Le plus bas niveau des lycéens est enregistré en langue française avec un score de 23 sur 100. Ce faible niveau ne semble pas choquer les membres du Conseil. Rahma Bourquia, directrice de l’instance nationale d’évaluation au sein du Conseil, se dit plutôt préoccupée par la faible performance en langue arabe, dans la mesure où le score ne dépasse pas 39 sur 100. 

Des scientifiques nuls en maths !

Au-delà des acquis linguistiques, les compétences scientifiques laissent également à désirer. Les performances des littéraires en mathématiques sont très faibles, avec une moyenne nationale de 38%. Plus étonnant : les scientifiques cumulent les mêmes lacunes, ne parvenant même pas à atteindre la moyenne nationale. Le chiffre annoncé par Rahma Bourquia fait froid dans le dos. En mathématiques, pas moins de 84% des étudiants scientifiques affichent un score inférieur à la moyenne. Mais contre toute attente, les étudiants du tronc commun «technique», souvent taxé de filière de prédilection des ratés du système, tirent leur épingle du jeu. Ils l’emportent en termes de scores aussi bien dans les langues que les matières scientifiques, affirme Rahma Bourquia. D’ailleurs, l’étude du Conseil remet en cause l’efficience du redoublement. Chiffres à l’appui, Rahma Bourquia affirme que le redoublement n’a pas d’effet positif sur les compétences des étudiants. Les scores moyens obtenus par les élèves ayant redoublé au moins une fois durant leurs études scolaires sont nettement moins élevés que ceux des élèves n’ayant jamais redoublé. 

L’école marocaine en danger

Rahma Bourquia pousse le bouchon plus loin en pointant «l’inadéquation entre les objectifs politiques et le niveau des élèves». Et de conclure : «L’école est en danger. Mais le ministère de tutelle ne pourra pas à lui seul faire sortir l’école du gouffre», prévient-elle. Le président du Conseil table surtout sur le projet loi-cadre pour relever ce défi. Si le texte est approuvé, le système disposera enfin d’une loi à force exécutive. 

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