A l'occasion du 26ème anniversaire de la signature de l'accord de cessez-le-feu, le 6 septembre 1991, le front Polisario tire à boulets rouges sur la Minurso en l'accusant à tort et à travers. Les raisons. 

 

 

Un quart de siècle après sa création, le 29 avril 1991, en vertu de la résolution 690 du Conseil de sécurité, la MINURSO se voit administrer une véritable volée de bois vert de la part du front Polisario. Celui-là même qui, pas plus tard qu'en mars 2016, remuait ciel et terre pour le retour des 80 éléments de la composante civile de la MINURSO, expulsés par le Maroc en protestation contre les propos scandaleux de l'ex-SG de l'ONU, quand ce dernier, de passage à Tindouf, a qualifié le Sahara de "territoire occupé"! Pourquoi, alors, ce retournement de veste de la part d'un front qui se voulait chantre attitré de "la légalité internationale"? Qu'est-ce qui expliquerait ce passage à tout le moins curieux de la position de défense à celle du réquisitoire contre une mission qui a pourtant réussi à remplir son mandat tel que fixé par le Conseil de sécurité dans sa résolution 690?

"26 ans se sont écoulés depuis la signature de l'accord de cessez-le-feu entre les parties au conflit, la Minusro n'a pas réalisé l'objectif pour lequel elle a été créée, soit l'organisation du référendum d'autodétermination", semble découvrir le front séparatiste, cité par ses ouailles médiatiques. 

Il n'est pourtant qu'à consulter le site officiel de la MINURSO, pour se rendre compte que l'option du "référendum" ne fait plus partie de la littérature de l'ONU, dès lors qu'elle s'est avérée impraticable du fait des difficultés insurmontables apparues lors du processus d'identification des populations sahariennes, de part et d'autre. Une réalité confirmée d'ailleurs par le premier rapport du tout nouveau secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, suivi de la résolution 2351 adoptée fin avril 2017 par le Conseil de sécurité, où nulle mention n'a été faite de l'option du "référendum" auquel le Polisario continue de s'accrocher inutilement.

Pourquoi le front séparatiste en veut-il donc à une mission dont le mandat, qui plus est pleinement rempli depuis sa création en 1991, est plutôt de "surveiller le cessez-le-feu et la cessation des hostilités"?

Une chose est sûre: échaudé par ses cuisants échecs essuyés sur le front de Guerguerat, d'où il a dû retirer ses éléments armés fin avril dernier, à quelques heures d'une réunion "cruciale" du Conseil de sécurité, pour ne pas parler de l'ONU où son chef, Brahim Ghali, s'est vu sermonner comme un cancre de classe par Antonio Guterres, ou encore à l'Union africaine, où le Maroc a réussi un retour retentissant, acté le 1er janvier 2017, à l'occasion du 27ème Sommet d'Addis Abeba, le Polisario semble vouloir se racheter aux yeux de sa population ou ce qu'il en reste, au détriment de la MINURSO, dont il veut faire "le ventre mou" de ses sorties pétaradantes! 

Une énième manoeuvre dilatoire dont personne n'est dupe, y compris les dromadaires de Lahmada, a fortiori une population qui guette la moindre occasion pour fuir hors des camps de la honte.

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