L’augmentation du nombre de vendeurs ambulants, à Tanger, préoccupe la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (CCISTTA), qui tire la sonnette d’alarme. Le point.

 

Les vendeurs ambulants qui prennent d’assaut les espaces publics, les rues commerçantes et les grandes avenues, sont dans le viseur de la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (CCISTTA) qui vient de monter au créneau pour dénoncer cette frénésie galopante, comme le rapporte L’Economiste dans son édition de ce 12 septembre.

Même si aucune statistique officielle n’existe, personne ne peut nier l’augmentation des «ferrachas» à Tanger. Un simple coup d’oeil suffit, assure le quotidien, rejoignant ainsi les commerçants de la ville, en colère, qui déplorent une concurrence déloyale. Les derniers chiffres donnant une petite idée du nombre de vendeurs ambulants remontent à 2011, souligne le quotidien qui parle de plus de 2.000 «ferrachas». Pour la CCISTTA, «il est possible que ce chiffre ait quadruplé» depuis, de quoi inquiéter les professionnels du commerce à Tanger, mais aussi dans les autres villes de la région, puisque ce phénomène en augmentation n’épargne personne. Tétouan ou encore Mdiq y sont également confrontées.

Les marchandises les plus vendues? Accessoires de téléphones, chargeurs de qualité douteuse, coques, mais aussi T-shirts ou encore articles de lingerie pour ne citer qu’eux, sans oublier les incontournables fruits et légumes. Vu l’ampleur de ce phénomène et les conséquences qui en découlent, la CCISTTA appelle les autorités à agir, pointant également du doigt une certaine incohérence puisque la ville de Tanger a tout de même lancé tout un programme de souks modernes dédiés à l’installation et à la sédentarisation des vendeurs. Problème: ces derniers semblent les bouder, affirme L’Economiste. La raison? D’après le quotidien, ils préfèrent aller directement vers le client.

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