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Natif de la ville d’Oujda, capitale de l’oriental marocain, Mostafa Harfi berce dans la musique arabo-andalouse, depuis son enfance et plus particulièrement le ‘oud. 

Musicologue, Mostafa El Harfi est diplômé du conservatoire d'Oudja « Music Tarab gharnati », c'est-à-dire de musique arabo andalouse de Séville. Il fait d'ailleurs partie de « L'associacion musical andalusi de Oujda ». Ce mouvement se forma dans le sein de l' « Association Andalousie ». Il se dédie essentiellement à la recherche, à la conservation et à la diffusion du riche patrimoine musical andalou qui subsiste au Maroc. Il vient pour la première fois en France en 1985, pour préparer une thèse de doctorat en histoire de la philosophie à la Sorbonne, à Paris.

 

En 1996, il crée la première école de percussion et instruments orientaux à Montpellier et participe à plusieurs festivals dans la région Languedoc Roussillon. En 2000, il crée une seconde école à Mérignac et Bordeaux. 

 

Animé par le désir de partage et par son don pour la musique arabe savante qui allie théorie et pratique, il crée en 2003 l’Association de artistes marocains dans la région de Bordeaux :  l’AAMF. Cette association se veut une plateforme d’échange et de partage culturel entre les deux rives de la méditerranée et réuni artistes et étudiants français et marocains.

 

A travers cette structure, Mostafa Harfi fait connaître la tradition musicale marocaine et transmet son amour de la musique en enseignant à un public aussi divers que passionné, mais aussi en participant à de nombreux festivals et manifestations culturelles.

 

« Cette année le bilan d’activité est très satisfaisant puisque nous accueillons des jeunes marocains mais aussi des français ce qui montre bien que l’Art n’a pas de frontière et que la culture marocaine est universelle », précise Mr Harfi.

 

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Mostafa Harfi a participé récemment à plusieurs festivals : de Volubilis international au Maroc, au festival de la Guitare de Blaye, il a su se montrer disponible avec ce souci d’être un véritable ambassadeur de la culture marocaine.

 

« Ce qui est important c’est de toujours faire un pas vers l’autre. A Blaye le public a été très touché par le ‘oud sachant que comme pour la plupart des manifestations auxquelles je participe, la majorité du public est composé d’européens. »

 

S’il touche un public non marocain, Mostafa Harfi aimerait aussi que cette musique arabo-andalouse puisse être transmise aux jeunes marocains qui ont souvent tendance à se tourner vers d’autre styles musicaux.

 

« Tous les peuples européen sont fiers de leur passé et de leur patrimoine. Ils mettent tous les moyens pour la préserver et la diffuser, alors que chez nous, notre musique ancestrale, transmise par nos anciens, ne compte que pour un temps ou a des occasions comme le Ramadan. Nôtre rôle est de faire aimer et de faire redécouvrir cette culture et cette musique »

 

Malgré l’intérêt du public et le fait que la culture marocaine véhicule de nobles valeurs, la promotion de cette musique reste encore un défi car souvent les acteurs culturels comme Mostafa Harfi manquent cruellement d’aide de la part des institutions culturelles marocaines et compte la plupart du temps sur des aides locales.

 

Pourtant les idées et les projets ne manquent pas : «  On aimerait proposer des séjours de formation musicales au Maroc, construire une plateforme favorisant la rencontre entre musiciens en Europe. »

 

Pour le mot de la fin Mostaf Harfi insiste sur un aspect important qui caractérise ce grand artiste autant par son talent que par sa générosité : « le ‘oud est un instrument qui s’invite par lui même. Ce qui compte c’est que l’artiste reste modeste, présent et disponible ».

 

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur l’Association AAMF et sur Mr Harfi sur son site web : http://m.harfi.free.fr

 

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K.B.

 

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